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Napoléon a tué autant de noirs que possibles dans les Antilles, selon Claude Ribbe



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(voir aussi:Le crime de Napoléon - Entretien avec Claude Ribbe)



L’historien Claude Ribbe a estimé, le 25 novembre 2005, que Napoléon Bonaparte avait ordonné « de tuer autant de Noirs que possibles en Haïti et en Guadeloupe afin de les remplacer par des esclaves dociles ».

« Le crime de Napoléon » est le dernier livre de Claude Ribbe, paru aux éditions « Privé ».

Dans cet essai l’historien et philosophe français présente Napoléon Bonaparte comme le précurseur d’Adolf Hitler.

« Plus d’un million de personnes vouées à la mort selon des critères raciaux, un génocide perpétré en utilisant les gaz, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dévorés vivants par des chiens, deux cent cinquante mille citoyens enchaînés et mis en esclavage », pourra-t-on lire dans la présentation de l’ouvrage.

Claude Ribbe aurait retrouvé des documents d’officiers ayant refusé de prendre part à ces massacres et d’utiliser le dioxyde de soufre pour tuer des personnes en captivité.

Selon l’historien, « on avait toujours enseigné que Napoléon était un héros. Parler de ses crimes contre l’humanité était un tabou ».

Né à Paris le 13 octobre 1954, Claude Ribbe est originaire de la Guadeloupe et de la Creuse.

Ila déjà publié le Cri du Centaure (roman), Une Saison en Irak (récit), L’Expédition (roman) et Alexandre Dumas, le Dragon de la Reine (biographie).

En 2003, l’historien français faisait partie d’une commission créée par le gouvernement lavalas de Jean Bertrand Aristide pour exiger de la France la restitution de l’indemnité payée par le président Jean Pierre Boyer pour la reconnaissance de l’Indépendance d’Haïti.

Dans des spots radio-télévisés, l’administration Aristide avait réclamé la somme de 21 milliards de dollars américains et exigé de la France réparation pour les torts causés aux esclaves.

« Entre 1801 et 1803, il s’est produit un génocide, car il a été décidé méthodiquement de détruire le peuple haïtien », avait déclaré Claude Ribbe lors d’un forum à Port-au-Prince. Il avait précisé que « la France a un devoir de mémoire envers Haïti ».

Le gouvernement de Jacques Chirac avait, de son côté, délégué l’intellectuel de gauche Régis Debray en Haïti pour s’enquérir de la situation. Debray avait produit un rapport de 25 propositions sur le long terme. Ce rapport a déjà suscité des controverses au sein des universités haïtiennes.





Janvier 2006




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